Julie & Co

Un peu de moi, de ma vie, de mes créations

11 août 2008

Esprit de noël , es tu là?

Je vous livre aujourd'hui un conte de noël, écrit il y a quelques mois.... même si la période ne s'y prête pas j'espère qu'il vous plaira.                                          

Magali et moi sommes au téléphone depuis une demi-heure. Elle m’expose son souci pour noël :

- tu comprends si Franck prend les enfants pour noël cette année, ça veut dire que nous aurons les enfants d’Antoine et pas les miens et l’année prochaine se sera l’inverse. Oh c’est compliqué !! Je ne sais pas quoi faire.

(Franck est l’ex mari de Magali et Antoine son nouveau conjoint qui lui-même est séparé de Justine avec qui il a eu 2 enfants)

-Tu as essayé de voir avec Franck pour sauter une année ?

-Il refuse, il dit que ça fait 2 ans que j’ai les petits pour noël.

-Et Antoine il ne peut pas voir ça avec Justine ?

- Non parce que le nouveau mec de Justine n’a pas ses enfants à noël et ils partent une semaine à Marrakech, ils ont réservé depuis des mois et ne veulent pas modifier leur séjour.

Magali me parle de ses soucis pendant encore environ une heure. Elle ne veut pas de mes solutions, elle veut que je l’écoute, une épaule où déverser son trop plein d’émotions : un noël sans ses enfants mais avec les enfants de son conjoint…

Lorsque je raccroche, je suis admirative : comment fait mon amie pour être si psychologue avec toutes les personnes qui gravitent autour de son nouveau couple ? Elle essaie de faire le bonheur de tout le monde en se mettant en retrait. L’esprit de noël y serait il pour quelque chose ?

Toujours est-il que Magali ne trouve pas d’arrangement, elle se résout donc à passer noël sans ses enfants. D’ailleurs elle me dit elle-même une après midi devant un café : «  tu sais ma Julie on récolte ce que l’on sème, si j’étais resté avec Franck je passerai tous les noëls avec les petits…. »

La vie nous rappellerait elle sans cesse les erreurs ou les mauvais choix que nous faisons ? Serait ce une façon de nous punir ? Au même titre que la paire de chaussures qu’on a payé 200 euros et qui nous fait mal au pied comme pour nous rappeler que «  certes ces chaussures sont magnifiques mais avais je les moyens de me les offrir ? »

Et si c’est le cas, comment réussir à être heureux malgré tout ?

Pendant ce temps là l’esprit de noël frappait Claire : elle voulait à tout prix réunir ses parents et ses beaux parents pour le réveillon de la st sylvestre, qui soit dit en passant ne pouvait pas se supportaient plus de 10 minutes dans la même pièce.

-Tu sais ça me ferait tellement plaisir pour les enfants que tous leurs grands parents soient réunis une fois dans l’année ! »

- Je te rappelle juste que la dernière fois ton père a failli jeter une coupe de champagne à la figure de ta belle mère.. ; »

-Je sais mais il m’a promis de faire un effort cette année »

- En tout cas moi, je cacherai tout objet tranchant »

Le soir du réveillon, cette année là, je me suis promenée sur les Champs Elysées au milieu des anonymes. J’ai vu des couples qui se tenaient par la main, des enfants avec des étincelles dans les yeux qui scrutaient le ciel pour voir si le traineau du père noël passait, des célibataires qui se dépêchaient de rentrer chez eux pour emballer les derniers cadeaux …… et je l’ai vu, lui, au milieu de la foule.

La trentaine, son bonnet enfoncé jusqu’aux oreilles, le col râpé de son manteau remonté sur son cou, il soufflait sur ses doigts gelés, assis en tailleur sur le trottoir. Ses yeux bleus délavés m’ont fixée un long moment, j’ai souri et j’ai vu devant lui une casquette avec quelques euros à l’intérieur. Je me suis accroupie pour lui parler, lui demander ce qu’il souhaitait pour noël. Il m’a répondu :

« - votre sourire a été mon plus joli cadeau ».

Ce soir là j’ai appris que la magie de noël pouvait être partout, à chaque coin de rue, à chaque minute et qu’il ne fallait pas grand-chose pour apportait du bonheur.

Après les fêtes nous nous sommes toutes retrouvées un soir au resto.

Magali a avoué avoir passé un bon noël malgré tout, même si son cœur était serré en ouvrant les cadeaux le matin du 25 sans ses enfants.

Claire a juré que plus jamais elle n’inviterait ses parents et beaux parents en même temps, son beau père ayant dit sous l’emprise de l’alcool que sa mère était, je cite  « une pseudo aristo frigide et mal baisée ». Ce qui, bien entendu, avait déclenché les foudres de son père.

Quand à moi je crois avoir passé le plus joli des réveillons. En donnant un sourire c’est de la chaleur que j’ai reçu et jamais je n’oublierai cet homme. C’est le plus joli cadeau que j’ai reçu cette année là.

Posté par maman douceur à 15:54 - Julie écrit - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2008

Julie

Julie

Au plus profond de ton être

Si tu veux la connaître

Il faudrait que tu lises

Au travers de ses vers

Car parfois elle se brise

Elle voudrait changer d’air

Julie

On l’a dit singulière

En fait elle est multiple

Elle fait tout à l’envers

Elle est cosmopolite

Et puis elle se perd

Dans ce monde si moraliste

Julie

Elle se cache derrière

Ses sourires enjôleurs

Quand elle est solitaire

Même si ça lui fait peur

C’est pour mieux voir à travers

Ce qui ferait son bonheur

Posté par maman douceur à 18:20 - Julie écrit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2008

Cette image....

... représente tout à fait ce que je ressens face à un bon livre.

showyo10

Et celle ci me fait sourire quand je vois tout en noir

mrbean

Posté par maman douceur à 17:57 - Julie se confie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 août 2008

Doux comme un agneau

Voici ma dernière création:

agneau

hellokitty_summer5

Posté par maman douceur à 16:26 - Julie coud - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"Capital" ou province

Depuis quinze jours je prépare mon bac, l’échéance est prévu dans 5 jours.

Ce projet me tient réellement à cœur, il est l’aboutissement de 10 mois de travail et de plusieurs mois de remise en questions.

Dix mois plongé dans l’histoire de la seconde guerre mondiale à nos jours, la grammaire, la conjugaison , le vocabulaire espagnol et anglais, l’explication et le résumé de texte de la langue de Rabelais.

Dans une semaine j’aurai joué mon avenir professionnel.

Et mon avenir amoureux où en est il? Pablo et moi , nous voyions en fonction de nos emplois du temps respectifs, de ses voyages, de mes cours. Notre histoire est toujours aussi passionnée. Il y a 3 jours, il m’a demandé de venir vivre avec lui dans son loft en province. Il n’aurait pas dû , cette question me trotte dans la tête depuis. Cela n’était pas prévu dans mon programme, dans mon chemin de vie. Si j’obtient mon bac, je dois intégrer la Sorbonne pour des études littéraires et faire ce que j’ai toujours voulu: écrire.

Cela signifie aussi que je devrais moins voir mes amies et que mes filles verront moins leur père.

Dois je être égoïste? Écouter mon cœur? Suivre mes ambitions professionnelles? Notre histoire ne peut elle pas continuer ainsi? Devoir mener de front mes études, ma vie de mère et même parfois être dans le rouge à la banque , me remplit d’une rage de vaincre que je ne connaissais pas.

Magali est venue me voir accompagnée de Claire , elles disent que j’ai trop le nez dans mes bouquins ,que c’est une pause forcée et de plus elles n’ont pas de mes nouvelles depuis 10 jours. Suis je toujours vivante?

-La province, quelle chance!! J’en rêve depuis des mois! Une maison au calme , de l’espace pour les enfants, les petits bonheurs simples, ne plus courir dans le métro, être coincée dans les embouteillages…dit Magali.

- Je parie que tu n’y survivras pas 1 mois clame Claire. Tu pourras vivre à 15 kms de la première ville? Dormir dans le calme de la campagne?

- J’en sais rien les filles. Pfffffffffff toujours faire des choix ! Pourquoi il m’a demandé ça. Et pourquoi lui ne viendrait pas emménager ici ou dans un appartement plus grand qu’on louera ensemble? Et puis Magali j’ai pas envie de m’éloigner de toi avec ce que tu vis en ce moment. Et puis échanger mes escarpins contre des bottes en caoutchouc…..

J-1 avant le grand jour du début des épreuves, Pablo m’a téléphoné pour me souhaiter « bonne chance » et la grande question est revenue sur le tapis!

Je suis dans mes pensées, dans le noir, allongée sur mon lit. Pourquoi est ce si capital pour lui que nous vivions ensemble?

Je ne me sens pas prête ,moi, à revivre avec quelqu’un, je me suis habituée à vivre avec mes filles, manger quand j’ai faim, regarder le film dont j’ai envie le soir, traîner le dimanche dans le plus horrible pyjama mais aussi le plus confortable, que mon « ticket de métro » ressemble parfois à un « ticket restaurant ».

Allez stop les questions pour ce soir , je dois me concentrer sur mon unique but: mon bac! 3 jours qui décideront de mon avenir et si Pablo m’aime il comprendra, sera patient. Les rendez vous amoureux, une relation platonique , cela peut être très très vivifiant pour notre couple.

Épreuve du bac me voici , je cours vers toi comme un premier rendez vous, la boule au ventre et l’espoir dans les yeux.

Posté par maman douceur à 16:03 - Julie écrit - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 août 2008

Le cancer n'aura pas ton sein

Appeler Pablo ou ne pas l’appeler ? C’était le sujet de discussion qui nous animait ce samedi après midi là depuis une demi heure.

-Tu ne dois pas l’appeler. Il t’a dit qu’il le ferait ! Si tu lui téléphones tu vas paraître désespérée! me dit Claire.



- C’est vrai que je suis super heureuse depuis une semaine. T’as vu ma tête? Trois nuits que je dors trois heures et le pire c’est le réveil. Tu sais le moment où tu n’as pas pris conscience de ce que tu vis, celui où tu te sens bien et un quart de secondes après tu te souviens...



- De toutes façons tu ne peux pas rester dans le doute…. L'expression « qui ne dit mot consent » ok mais là quand même!!! Appelles le , au moins tu seras fixée et au pire des cas tu pourras faire ton deuil de cette histoire et passer à autre chose rétorque Magali.



-Et toi Jessica? Tu en penses quoi? Tu ne me conseilles rien?



-Fais comme bon te semble mais j’ai bien l’impression que s’il a décidé de rompre à cause de tes enfants cela ne te fera pas plus souffrir que dans l’état actuel.



- Allez on change de sujet! Qui veut venir au ciné mardi après midi avec moi? demande Marie.



- Je ne peux pas je bosse répond Claire .



-J’ai cours d’espagnol mardi après midi, lui dis je avec un sourire désolé. Mais Jessica tu peux toi c’est le jour de garderie de tes enfants, non?



-Ce sera sans moi, j’ai rendez vous au CHU. J’ai un cancer du sein les filles.



Nous nous sommes regardées incrédules, ne voulant pas comprendre ce que Jessica venait de nous annoncer.



Plus tard dans la soirée je repensais à mon amie, au courage qu’elle avait! Elle nous avait expliqué qu’après un moment de désespoir elle avait décidé de positiver. Elle se battrait contre le cancer et il n’aurait pas sa peau.



Mon histoire et mes questionnements au sujet de Pablo me paraissaient bien puérils tout à coup.

Est ce que la vie nous envoie des signes pour nous faire comprendre que notre vie est plutôt belle finalement? Et que nos problèmes, dérisoires, ne sont rien par rapport à ceux de nos proches?



Le mardi suivant en fin d’après midi j’étais au téléphone avec Jessica afin de prendre de ses nouvelles quand on sonna à ma porte.

Pablo était devant moi, un énorme bouquet d’arôme à la main.



-Chut ne dis rien! Mettez vos chaussures toutes les quatre, je vous emmène diner.

Et dans un souffle, il murmura à mon oreille:”Pardon petit cœur, pardon de ne pas avoir compris plus vite. Est ce que tu me pardonneras?”

Je ne savais que lui répondre, j'avais besoin d'en savoir plus sur son silence. Un simple sourire fut ma réponse.



Il a été un amour avec mes filles qui l’ont charmé très rapidement. Mais je n’étais pas entièrement de ce dîner, chaque instant je repensais à Jessica et à ses paroles tout à l’heure au téléphone.

«Promets moi de faire une mammographie Julie, promets le moi! Si je n’avais pas attendu… ça faisait déjà un moment que j’avais senti cette boule dans mon sein… si j’avais été plus courageuse je n’aurai peut être pas besoin de passer par la chimiothérapie et autres joyeusetés , aujourd’hui .»



Elle avait raison mon amie qu’il est bon de se laisser bercer de rêves même si ils nous cachent la vérité ,celle qu’on ne veut pas admettre parce qu’à la simple idée de celle ci , la peur nous prend au ventre .



Le lendemain matin, je prenais rendez vous chez mon gynéco.





Posté par maman douceur à 13:44 - Julie écrit - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 août 2008

Mère célibataire

Ce qu’il y a de formidable lorsqu’on commence une histoire d’amour c’est la découverte…. de l’autre, de ce qu’il aime et qu’il vous fait découvrir, de ses petites manies qu’on trouve charmantes, des attentions qu’il a pour vous, des heures qu’on partage et qui filent comme des secondes, l’odeur de son parfum qu’il laisse sur vos vêtements, des discussions à n’en plus finir, du goût de ses baisers dont on ne se lasse pas.

J’avais revu Pablo à son retour de Lyon et depuis je lui accordais le peu de temps que j’avais de libre.

Je m’arrangeais pour le voir chez lui ou dans un bon restaurant, au cinéma ou dans un bar à la mode. Cela durait depuis presque deux semaines mais je savais que cela ne pourrait plus être possible très longtemps. Il avait envie de découvrir mon "chez moi", mon univers.

Si je retardais tant ce moment c’est que je n’avais pas osé lui dire que j’étais une "mère célibataire".

J’avais peur qu’il ne me voit plus de la même façon, que ce dont j’étais la plus fière, mes enfants, ne soit pour lui qu’une source d’ennui ,un défaut plus qu’une qualité.

Il est déjà si difficile de faire un bout de chemin avec quelqu’un quand on est seul alors avec des enfants… et qui plus est je le faisais devenir beau père de trois enfants lui qui n’était même pas père d’un seul. Et si ce rôle le faisait fuir?

Jessica et Marie se sont jointes à moi pour un après midi shopping. Devant un café qui clôture notre folie consommatrice je leur avoue mon « non dit » et les craintes que j’ai.

« Tu ne sais pas comment il va réagir, peut être qu’il rêve d’être père! Tu lui offres ce rôle et avec les trois plus adorables petites filles que je connaisse…. » m’affirme Jessica

« Oui mais c’est quitte ou double , il commence à prendre de l’importance dans ma vie , je m’attache un peu plus chaque jour, je ne veux pas tomber de haut » dis je.

«  De toutes façons tu ne peux pas continuer à lui cacher l’existence des filles. Et franchement si il te quitte pour cette raison tu n’auras rien perdu, au contraire il t’aura fait gagner un temps précieux en te montrant son vrai visage » continue Marie . « N'est ce pas ? » dit elle en regardant un groupe de jeunes filles assises à une table  près de la nôtre pour qui notre conversation à l'air des plus croustillante.

Je lui fais les gros yeux.

«  Elles n’ont pas raté un mot de notre conversation, autant qu’elles nous donnent leur avis. » Décidément j’adore Marie, elle est irremplaçable, elle est entière!

Le week end suivant mes filles étaient chez leur père, c’était l’occasion rêvée pour parler à Pablo et lui faire découvrir mon « chez moi ». Nous devions nous retrouver dans un bar à vin . J’avais à peu près une heure pour lui avouer la vérité, transformer mon « non dit » en « c’est comme ça elles font parties de moi, comme une de mes qualités ou un de mes défauts ,ou tu l’acceptes ou on se dit adieu »

Mon cœur battait la chamade, je guettais chaque mot, espérant qu’une de nos conversations me laisserait une porte ouverte. Et enfin il me tendit la perche tant attendue.

« J’ai des amis qui ont une maison en Normandie, ils me proposent de venir dans 15 jours. Ça te dit de te joindre à moi? En plus ils ont des enfants adorables. Je suis certain que l’on passera de superbes vacances. »

« Écoutes Pablo, il faut que je t’avoue quelque chose. Je ne vis pas seule… c’est pour ça.. Enfin tu comprends…. »

«  Quoi? Pas seule? Avec qui? »

Je voyais dans ses yeux de l’inquiétude, une peur qui m’a donnée le courage de sortir de mon agenda une photo de mes filles.

« Ce sont mes filles! »

Une boule s’était formée dans mon ventre, je guettais le moindre signe sur son visage, le moindre battement de cils, le moindre rictus….

Il m’a rendu la photo, s'est levé pour payer l’addition. J’avais l’impression qu’un gouffre se tenait entre lui et moi, son visage était devenu froid. Son téléphone portable a sonné, il a bredouillé quelques mots et est revenu vers moi.

« Je dois partir . Je te téléphone demain ok? »

« D’accord! »

Posté par maman douceur à 21:03 - Julie écrit - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A la folie... pas du tout

Angélique aime Loïc, mais Loïc , cardiologue est marié et sa femme attend leur premier enfant.

Angélique va d'espoir en désillusions jusqu'au jour où....

je ne vous en dirais pas plus.

Ne vous fiez pas à la première heure du film, vous n'êtes pas au bout de vos surprises.

alafolie

Posté par maman douceur à 12:36 - julie a des coups de coeur - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2008

Robe japonaise "N"

Faite il y a déjà 2 semaines , je n'avais pas trouvé le temps de faire de photos... Voici chose faite:

robe_N_japonaise

je n'ai pas rencontré de problèmes particuliers. Il m'a fallu une petite journée pour la réaliser ( 5/6h avec des pauses ordi et clopes)

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Posté par maman douceur à 20:36 - Julie coud - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 août 2008

L'audace de la vie

                                           

Lorsqu’on vit dans une grande ville la probabilité de rencontrer un visage connu est rare et pourtant….

Un samedi vers 20 h chez moi, dans ma salle de bain, je retouche mon make up, enfile un pantalon noir, un haut d’une grande marque déniché aux enchères sur le web, des  escarpins à talons, donne un dernier coup de sèche cheveux à ma crinière blonde.

Les filles m’attendent à 21 h pour le vernissage d’une nouvelle exposition : un peintre espagnol qui a voyagé en Afrique ces cinq dernières années.

Je quitte l’appartement une demi-heure plus tard après avoir laissé mes instructions à la baby sitter , les filles dorment ,je pars l’esprit tranquille.

Lorsque j’arrive devant le musée, les filles sont là. Claire me montre avant même un bisou, sa dernière folie, un tatouage au creux des reins. Elle m’avoue que ses amants ne se lassent pas d’une certaine « position » depuis qu’elle se l’est offert.

Je lui dis en ponctuant ma phrase d’un clin d’œil : «  ah le tatouage signalétique ! »

Magali hausse les épaules. Il est ,pour elle, impossible de faire ce genre de choses.

Un moment plus tard alors que nous découvrons les œuvres picturales de ce baroudeur, une voix derrière nous nous demande :

« Est-il possible que d’aussi jolies femmes s’intéressent à ma peinture ? »

En me retournant mon cœur s’est arrêté de battre : l’artiste dont j’admire les tableaux depuis une heure c’est lui, c’est l’homme du supermarché, l’homme des yaourts, celui que je n’ai jamais appelé.

Claire : « Julie laisse moi te présenter Pablo De Augusta, l’homme qui nous a convié à son vernissage »

Pablo : « Enchanté, je crois que nous nous sommes déjà croisés » dit-il avec un regard coquin.

Moi : «  En effet, une rencontre assez mémorable d’ailleurs »

Pablo : «  je dois aller rejoindre des amis mais j’espère vous revoir avant la fin de la soirée…. »

Alors qu’il s’éloigne, Claire me tire par la manche :

-«  vous vous connaissez ? »

-«  tu te souviens de l’inconnu qui m’avait donné son numéro de téléphone au supermarché ? »

-« bien sur !!!! C’est lui ? Et bien ma chérie, n’hésite pas une minute. De ce que l’on dit de lui dans le milieu, il est divorcé depuis quelques années, c’est d’ailleurs la raison de son départ en Afrique et il est …très convoité ! »

Magali sourit en acquiesçant de la tête.

-«  est ce que mon cœur sait encore aimer? Une histoire de cul ne m’intéresse pas et puis cette année avec mes études… Je  ne crois pas les filles. » leur dis je.

Fin du vernissage: nous récupérons nos manteaux au vestiaire , je dis au revoir à mes amies sur le perron du musée, quand une main se glisse dans la mienne et une voix me susurre à l’oreille:  «  je vous enlève !» . Sourires

Quand je rentre chez moi à 3 h du matin, la vie me paraît belle, douce et tendre.

Sur mon répondeur un message de Claire ( «  Alors tu es bien rentrée,? Tu m‘appelles demain, j‘ai hâte de connaître ton escapade avec Pablo! Bisous ma chérie, fais de beaux rêves! »), un de Magali ( « Coucou ma biche, je suis à la maison et je pense à toi, j’ai peur que ton cœur ne souffre alors doucement avec ton bel hidalgo! Je t’aime ») et un de la voix la plus jolie, celle qui a fait chavirer mon cœur pendant de merveilleuses heures ce soir.

« Melle Julie, j’ai passé une soirée enchanteresse, je dois partir demain après midi pour Lyon mais je ne cesserai de penser à vous. A mon retour j’exige un dîner en votre compagnie. Besos cariña. »

Mon sommeil , cette nuit là, a été hantée de ses sourires, de nos conversations, de la douceur de ses yeux et de cette promesse: mon cœur sait encore aimer!

Posté par maman douceur à 13:54 - Julie écrit - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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