Julie & Co

Un peu de moi, de ma vie, de mes créations

28 octobre 2008

Si j'avais eu 31 ans en ....

1972 j'aurai ressemblé à ça:

Si vous aussi souhaitez traverser le temps allez ici   

Bisous

Posté par julie and co à 13:54 - Julie se détend - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2008

Dédicace

vanessa paradis - Bliss
Vidéo envoyée par Hypnotic-Poison

pour quelqu'un qui compte... il a changé ma vie , "depuis que je l'ai trouvé j'ai fini d'me chercher"!

Posté par julie and co à 18:55 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2008

La souche gratuite

Les choses gratuites se faisant rares dans le contexte atuel je vous invite à aller ici ....

Alain Souchon vous offre un MP3.

9

Posté par julie and co à 18:19 - julie a des coups de coeur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

Big brother dans mon quartier

Mardi soir, je regardais une émission à la télévision. Elle parlait du Big Brother virtuel. Grâce à Internet nous sommes tous fichés, tous surveillés.

Ce n’était pas une nouvelle pour moi mais je me demandais si cela était dans la nature humaine.

Serions nous tous enclin à surveiller notre prochain? Et si c’était le cas, d’où nous venait cette volonté de tout savoir sur tous?

Le vieux monsieur qui me servait à l’épicerie de mon quartier savait exactement qu’elle sorte de chewing gum j’achetais, mon buraliste me donnait mon paquet de cigarettes sans que j’ouvre la bouche et même ma voisine savait l’heure exacte à laquelle je sortais mon chien pour éviter de me croiser.

Philippe et moi avions rendez vous dans un restaurant qui venait d’ouvrir. Sa particularité était que nous repartions avec un dvd , le restaurant étant équipé de caméras qui nous filmait durant la soirée.

Big Brother s’infiltrait même dans nos assiettes.

Lorsqu’un homme vous raccompagne de votre troisième rencard il est d’usage , que vous échangiez votre premier baiser.

Quel émoi que ce contact rapproché, premier test de compatibilité, le premier baiser laissant présager de la suite des évènements.

Philippe est un homme à protocole. Ce premier baiser était doux, sensuel et nos lèvres semblaient se connaître, ne s’étant pas oublié depuis ces années passées.

Je sentais le zsazsazu (vous savez ce gratouillement , ces papillons qui viennent vous chatouiller le bas ventre) monter en moi, très très bon signe de la suite des évènements.

Et alors que mes yeux s’entrouvraient je vis ma baby sitter nous regarder derrière le rideau.

Big Brother s’invitait chez moi!!!

J’en parlais le lendemain avec Claire et Marie autour d’un café.

-Tu sais ma chérie c’est chose courante et depuis toujours je pense.  Moi même je regarde depuis plusieurs semaines chez mon voisin, j’adore mater son petit cul me dit Claire

- Mais enfin Claire ça ne se fait pas de regarder chez les gens comme ça! répondit Marie

-Ce n’est pas tant le geste qui me choque c’est que cela est devenu récurant pour beaucoup de gens. On ne respecte plus aucune intimité , même les toilettes publiques des galeries marchandes ne sont plus totalement fermées; vous savez il y a ce « jour » au niveau du plafond! dis je.

-En tout cas moi je continuerai à regarder mon voisin .Qui sait si sa serviette ne va tomber de ses hanches lorsqu’il sortira de sa salle de bain, un de ces jours.

-Et bien moi je vais aller m’acheter des rideaux! gronda Marie

Finalement tout le monde « mater » tout le monde et depuis toujours. Je me souvenais des histoires de voisinage déjà chez mes grands parents lorsque j’étais petite. Des histoires d’arrosage de pelouse pendant une sécheresse.

Peut être même que c’est comme ça que les différentes tribus d’homo sapiens avaient progresser dans l’évolution, en épiant les autres groupes.

Le lundi suivant je lisais le journal lorsqu’une nouvelle me sauta aux yeux.

« Une femme sauvée par son voisin alors qu’elle faisait une tentative de suicide »

L’article expliquait qu’un homme avait pu arrêté à temps une femme voulant se suicider. En effet habitué à la voir partir faire son jogging tous les matins à la même heure, il avait été étonné ce jour là ne pas la voir.

Il avait frappé chez elle . N’obtenant pas de réponse mais entendant du bruit dans l’appartement , s’était penché par son balcon pour regarder si tout aller bien.

C’est alors qu’il l’avait vu poussant la chaise qui la maintenait au bout du corde. Il avait défoncé la porte de chez elle et l’avait secouru.

Finalement Big Brother pouvaitt être extrêmement pénible mais salvateur également . Une bonne raison pour continuer à pratiquer le voyeurisme...

.

Michel Bernard


"le voyeur est toujours captif du réel. et c'est sans doute pourquoi l'onanisme est sa liberté. "

Anthologie de l'érotisme contemporain (1979) Michel Bernard

Posté par julie and co à 13:54 - Julie écrit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

03 octobre 2008

Un marronier qui pleure

La vie est faite d’une multitude de choix.

«Dois je porter cette robe ci ou ce tailleur là pour cet entretien d’embauche? Est ce que ce rouge à lèvres va convenir à ce rendez vous galant? Est ce que j’inscris mes enfants dans cette école ou dans un établissement privé? Ce soir je mange des légumes ou des frites?»

La question qui me taraudait actuellement et depuis quelques semaines était :«Dois je aller au mariage de Pablo?»

Certaines femmes auraient clairement dit «Non!» Se rendre à cette invitation aurait été comme se jeter dans la gueule du loup, se rendre vulnérable devant son bonheur.

Pour moi c’était plus compliqué que ça. Ne pas y aller s’était comme refuser ce que nous avions vécu, l’effacer de ma vie. Or il avait fait parti de ma vie et qu’il se marie, même seulement quelques mois après notre rupture, ne justifiait pas que je doive le traiter comme un paria.



Claire et moi, nous étions donc octroyées un après midi shopping afin de me choisir une tenue époustouflante, car comme chaque femme le sait, quand on se trouve jolie on a confiance en soi et c’est exactement ce dont j’avais besoin pour affronter ce mariage.



-«Tu y vas avec tes filles?» me demandait Claire pendant que j’essayais une robe blanche avec un décolleté qui ne laissait rien deviner.

-«Je ne pense pas, je ne veux pas leur imposer ça et puis on ne sait jamais ce qui peut arriver. Je préfère leur éviter de voir leur maman en larmes ou qui noie son chagrin dans l’alcool. Et puis si j’ai besoin de prendre l’air après la cérémonie…elle est trop sexy cette robe tu ne trouves pas?»

-«De toute façon je serai avec toi, alors ne t’inquiètes pas pour le choc «post noces». Non je la trouve très bien cette robe , je serai toi je la prendrai même en rouge!» me répondit Claire avec un clin d’œil .



Le samedi du mariage alors que je refermais la porte de mon appart et que je regardais mes filles me faire «au revoir» , la voiture de leur père les emmenant loin de moi pour 48 heures, la panique m’envahit. J’appelais Claire:

-«Je ne peux pas y aller! C’est au dessus de mes forces! Me prendre leur bonheur en pleine tête , très peu pour moi…»

Blanc à l’autre bout du fil

-«Claire?»

-«Oui ma biche. Je comprends! Je t’appelle ce soir et si tu veux je t’offre le resto. Ok?»

-«D’accord! Bisous.»

Je m’effondre par terre, j’allume une clope et un flot de larmes m’envahit.



19 h, Claire me raconte la cérémonie devant un Gin Fizz.

-«Franchement ma chérie tu n’as rien loupé; La mariée ressemblait à une énorme meringue, il y avait tellement de fleurs dans l’église que j’en ai une migraine horrible et le blabla autour de leur amour: risible!»

Je souris timidement.

-«Et son alliance?»

-«Un truc énorme et vulgaire!»

Cette fois je ris. Claire est adorable de me mentir ainsi. Je sais que la mariée était superbe, que sa robe d’un grand couturier était magnifique, sans faute de goût. Que son bouquet de lys blancs était assorti magnifiquement à son voile et que Pablo était fier d’avoir à son bras sa si jolie épouse quand ils sont sortis de l’église. Je le sais parce que cet après midi là ,cachée derrière un des marronniers de la place de l’église, une mère de 3 enfants ,en larmes , disait «adieu» à l’homme qu’elle avait aimé passionnément, intensément.

La jalousie naît avec l'amour, mais elle ne meurt pas toujours avec lui (La Rochefoucauld).

Posté par julie and co à 19:11 - Julie écrit - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1